Sylvian Bruchon
Entre 1980 et 1997, Sylvian Bruchon a vécu des vies parallèles : brancardier, travail à la chaîne, veilleur de nuit, poseur de moquette, plâtrier peintre, placier en assurance-vie, pizzaïolo, caissier dans un cinéma porno, marqueur au multicolore, cuisinier, assistant casting, serveur, auteur de jeu vidéo, magasinier, PMU, etc.
Il est devenu comédien sous la direction de Frédéric Fisbach dans Un avenir qui commence tout de suite/ Vladimir Maïakovski (Les Fédérés Montluçon, Aubusson Scène Nationale) et dans Tokyo Notes d’Oriza Hirata (Le Quartz de Brest, La Villette à Paris, Clermont Ferrand et Aubusson). Il a travaillé entre autre avec : Lucie Nicolas dans Penser/Classer, d’après Georges Perec (Festival Universitaire de Nanterre Amandiers ; Châteauroux ; Saint-Etienne) et dans Contention de Didier-Georges Gabily ( Cavaillon scène Nationale ; Festival Mettre en scène à Rennes ; Chartreuse de Villeneuve lez Avignon) ; Christine Letailleur dans Médée de Hans Henny Jahnn (Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis) ; Irène Bonnaud dans That corpse you planted last year in your garden, sur des textes d’Heiner Müller (Les Subsistances à Lyon) ; Madeleine Louarn dans Binôme sur un texte de Joris Lacoste : Il faut sauter (Atelier Contemporain, le Quartz de Brest) ; Joël Doussard et Jean-Michel Fournereau dans Jeanne d’Arc au bûcher d’Arthur Honegger et Paul Claudel (Ensemble entre sable et ciel de Brest.)
Il a commencé parallèlement à écrire pour le théâtre. Sa première pièce Des gestes connus à l’infini est entrée au répertoire d’Aneth. Les osselets a obtenu une aide d’encouragement à l’écriture en 2002 de la Commission d’Aide à la Création de la DMDTS et elle a été lue dans le cadre de la manifestation Pur présent 2002 au CDN d’Orléans. Bosnia Mort à Sarajevo, court texte de commande est paru dans Pièces détachées (édition entre deux m à Lyon) ouvrage édité à l’occasion de la Müller Factory qui s’est déroulée à Lyon en juin 2002. Le texte a été mis en espace en 2003 par le comité de lecture du JTN dans le cadre de la manifestation Gros Bazar au Théâtre de l’Est Parisien. En 2004, son texte Dans l’angle mort de la première marche (texte pour un acteur) a été lu à Théâtre Ouvert dans le cadre d’une carte blanche à Christophe Brault. La même année Sylvian Bruchon a été en résidence d’écriture à l’Espace des Arts Plastiques à Saint-Dié-des-Vosges où il a écrit sa nouvelle pièce : 1,1g d’inquiétude. En 2007, il interprétera son nouveau texte : Il n’y a plus de fontaine au coin de la rue Simon Le Franc.
Il enseigne l’art dramatique au Conservatoire de Brest. Il anime régulièrement des ateliers de théâtre et d’écriture dramatique en milieu scolaire et auprès de publics adultes.










